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Des exosquelettes d'un bateau grec et d'un bateau romain à découvrir au Port antique

27 décembre 2019

Pour la réouverture du site du Port antique du Musée d'Histoire en septembre 2019, il fut décidé de présenter le Gyptis dans la Corne du Port. Cette réplique navigante de l’épave grecque trouvée à proximité de l'Hôtel de ville en 1993 (dont le nom scientifique est "Jules Verne 9") ne pouvait rester que quelques jours hors d'eau. Mais cette apparition éphémère constituait la préfiguration d’un autre projet, plus durable, visant à affirmer la dimension portuaire du site archéologique.

En effet, pour faciliter la compréhension de cet espace antique de navigation, le choix s’est porté sur l’installation de deux exosquelettes à taille réelle de la forme des navires découverts lors des fouilles archéologiques marseillaises.
Un deuxième exosquelette a rejoint le premier le 21 janvier 2020.

Ces structures métalliques, dont les plans ont été élaborés et adaptés à cet usage singulier par le bureau d’architecture navale du CNRS - Centre Camille Julian d’Aix-en-Provence, sont implantées sur les secteurs fouillés par les archéologues dans les années 1970.

Les deux exosquelettes évoquent d’une part, la période grecque archaïque à partir de l’épave "Jules Verne 7 "(de 15 m. de long) et, d’autre part, la période romaine avec l’épave "Jules Verne 8" (de 6,8 m de long). Les restes des épaves d'origines sont visibles dans les collections du musée d'Histoire.

Aujourd’hui, seule l'évocation du bateau grec est installée sur le site. Elle sera suivie par la mise en place fin janvier de l'évocation du bateau romain également contre le quai de la Corne du Port.

Leur fabrication a été confiée, pour  le premier, aux services techniques de la Ville de Marseille qui ont travaillé en collaboration étroite avec les chercheurs du Centre Camille Julian. Le second, est réalisé par une entreprise privée (SPTMI Offshore) en liaison avec la société Ipso Facto à laquelle le musée avait confié la constitution du dossier de construction à partir des vestiges de cette petite embarcation de pêche présentée dans une vitrine du musée (étrave).

Pour achever le projet, une mise en scène évoquant l'onde à la surface de l'eau du port est proposée au moyen de roches cristallines disposées sous les bateaux.

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