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L'Egypte au coeur de la dernière Revue Marseille

15 octobre 2018

« Marseille, Porte de l’Egypte »

Entre Marseille et l’Egypte, les liens remontent... à l’Antiquité.
Tout au long de l’Histoire, des relations économiques et culturelles étroites se sont nouées entre les rives de la Méditerranée, et tout particulièrement avec la « ville jumelle » d’Alexandrie.
L’expédition d’Egypte menée par Bonaparte n’a fait qu’amplifier cette fascination, nourrie par l’engagement d’illustres Marseillais tels que le traducteur Venture de Paradis, l’architecte Pascal Coste ou le docteur Clot-Bey auquel Marseille doit une large part de ses collections d’archéologie égyptienne, les plus importantes de France après celles du Louvre.

« L’Epopée du Canal de Suez », pour reprendre le titre de l’exposition du Musée d’Histoire réalisée en lien avec l’Institut du Monde Arabe, rappelle à quel point les Marseillais ont joué un rôle majeur dans la réalisation du Canal qui allait définitivement consacrer Marseille en tant que port du monde. Un formidable raccourci intercontinental qui a contribué à l’essor économique de la ville depuis la fin du XIXème siècle et continue à y participer aujourd’hui.

Ce nouveau numéro de la revue Marseille vous entraîne à la découverte de cette histoire commune. Une relation privilégiée qui se perpétue en ce XXIème siècle justifiant le titre d’une « Marseille, Porte de l’Egypte ».
 

EDITO

"L’exposition intitulée « L’Epopée du Canal de Suez » au Musée d’histoire a suscité l’envie à notre rédaction d’évoquer quelques-uns des liens tissés par les Marseillais avec l’égypte.
Un pays familier à nombre d’entre eux, et ceci depuis l’Antiquité. Près de Thèbes, n’a-t-on pas relevé ces graffiti en grec gravés sur des monuments ptolémaïques : « Denys, de Marseille je viens » et « Poseidonax, fils de Polysène, de Marseille » ? Des cartes de visite peu orthodoxes…, des marques d’un lointain séjour, mais qui permirent à ces voyageurs originaires d’un autre continent de laisser le souvenir indélébile de leur passage !

Sans remonter à une période aussi lointaine, ou même au Moyen Âge lorsque les marchands marseillais étaient assez nombreux à Alexandrie pour y avoir leur consulat et un fondouk particulier, voire aux XVIIe et XVIIIe siècles quand s’en venaient à bord de leurs tartanes le riz du delta, le natron des oasis, la gomme arabique de Nubie ou, via l’isthme égyptien, les cafés de Moka, les épices et tissus indiens, nous nous sommes souvenus d’éléments d’un passé plus récent. Depuis Bonaparte, l’égypte a exercé une véritable fascination jusqu’à devenir une « passion française », comme l’écrivit Robert Solé.

Ainsi, au fil de ce numéro 260, nous suivrons les navires de l’Expédition d’égypte ; nous rappellerons le souvenir de certains Marseillais qui ont oeuvré là-bas : le traducteur Venture de Paradis, l’architecte Coste, le médecin Clot, et la qualité des collections que certains d’entre eux nous ont transmis. Nous n’avons pas oublié l’adhésion rapide des entrepreneurs marseillais au projet du percement de l’isthme conduit par Ferdinand de Lesseps, lorsqu’il fut démontré qu’il n’y avait pas de dénivellation entre les mers Rouge et Méditerranée.

Après le rêve cependant déçu d’un Canal de Suez faisant de Marseille l’avant-port de Londres, se forgea le mythe de l’escale de Port-Saïd, attendue des navigateurs comme Alexandrie l’avait déjà été. L’égypte réunissait les charmes du présent à ceux de civilisations disparues, et ainsi Marseille unie aux réseaux ferroviaires européens resta longtemps le lieu d’embarquement privilégié pour sa découverte, mais aussi pour « l’au-delà de Suez » cher au poète Louis Brauquier. Parmi les photographes qui fixèrent alors leurs perceptions d’une nation incarnée par un sphinx figurait Fernand Detaille, il était bon de le rappeler.

Les interrogations des égyptiens situés entre Orient et Occident se rencontrèrent dans la littérature. Plusieurs romanciers et essayistes ont laissé de leur passage à Marseille, non pas des graffiti comme Poseidonax ou Denys, mais des pages sensibles, posant leurs regards perçants sur nos concitoyens. Entre les peuples français et égyptien, une sympathie naturelle était installée. L’Accord de coopération de 1990 liant Marseille et Alexandrie, réactualisé en 2013, offre bien des opportunités à leur jeunesse et à la francophonie, comme d’ailleurs au développement urbain durable et à la protection des patrimoines de ces villes-ports, qui se manifestèrent particulièrement en ce haut-lieu de la culture mondiale qu’est la Bibliotheca Alexandrina. M. le Consul général Hesham Maher n’a pas manqué de le souligner dans l’entretien exclusif qu’il nous a accordés.

Si l’égypte des pharaons a gardé bien de ses mystères, il pouvait sembler que l’égypte contemporaine n’avait plus de secrets… Et pourtant elle n’en finit pas de surprendre les Marseillais. En ce début du troisième millénaire, l’égypte continue de jouer un rôle particulier en Méditerranée avec son Canal de Suez, formidable raccourci intercontinental. Voilà qu’après son récent dédoublement réalisé en un temps record, des chantiers hors-normes sont en cours, suivis avec un vif intérêt tant est grande l’importance géostratégique de pareille voie navigable pour le trafic maritime mondial, empruntée entre autres compagnies par CMA CGM.

A l’instar des améliorations techniques et des installations structurantes apportées au Canal, resté grâce à ses péages une véritable manne financière, l’égypte joue la carte de la création et de la réouverture de ses musées aux fins de relancer son tourisme. Non loin du site des pyramides de Gizeh, le Grand Musée égyptien (GEM) en sera le fleuron. Aussi, avant de boucler nos valises pour admirer ses trésors, retrouvons dans ce numéro quelques hauts faits d’une histoire commune, ainsi que des personnalités et des lieux qui ont contribué à façonner une « Marseille, Porte de l’égypte ».
Mektoub… C’était écrit !"


[Patrick BOULANGER]
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