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Musées de Marseille : un alléchant programme d'expositions pour 2019-2020

26 avril 2019

Une aura internationale, des retombées économiques importantes, une attractivité renforcée et un élan pour l’avenir : depuis 2013, Marseille Capitale européenne de la culture a renforcé son image auprès de tous les publics et développé une offre culturelle qui fait référence.

Ce pari culturel s’est doublé d’un pari touristique et économique qui place Marseille parmi les vingt métropoles majeures à l’échelon continental, avec d’audacieux projets qui fédèrent aussi bien le public que les acteurs du territoire. Et ce n’est pas un hasard si aujourd’hui, les musées municipaux accueillent de grandes expositions comme cela sera le cas encore en 2019 et 2020. 


FOCUS SUR QUELQUES EXPOSITIONS À VENIR EN 2019-2020

Sahara, mondes connectés Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA)
Du 10 mai au 1er septembre 2019

Évoquer la problématique de la connexion au Sahara permet d'appréhender l'espace saharien d'un point de vue inhabituel lorsque l’on pense aux étendues désertiques.
Cette exposition se propose ainsi de questionner et renouveler les représentations sur le Sahara.
Ce rapport entre la connexion et les étendues désertiques conditionne la survie des sociétés du Sahara et de ceux qui le traversent. La mobilité, à la fois contrainte et
ressource, art de vivre et stratégie politique
est au fondement de cultures singulières.
Cette exposition entend faire ressentir ces réalités en suivant le fil des mobilités permanentes et toujours réinventées.
Ce projet est né de la rencontre entre Titouan Lamazou, artiste-voyageur, et Charles Grémont, historien à l’Institut de la Recherche pour le Développement et c’est au MAAOA qu’il s’est élaboré.



Erwin Wurm / Musée Cantini / Musée des Beaux-Arts
Chapelle du Centre de la Vieille Charité 

Du 17 mai au 15 septembre 2019

Erwin Wurm, artiste d'origine autrichienne est célèbre pour ses personnages, maisons et surtout véhicules obèses, ses objets déformés, surdimensionnés, ses saucisses anthropomorphes et autres sculptures qui perturbent l’appréhension du monde réel sur un mode surréaliste voir dadaïste. Un monde à la fois familier et étranger, comme une sorte de miroir d'un monde déboussolé, qu'il aborde avec une profonde empathie et un humour corrosif.. La métaphore de l'obésité est à l'image du dérèglement du désir ou de sa disparition dans sa propre consommation. 
Le projet hors les murs du Musée d’Art Contemporain, propose un parcours muséal à travers la ville. Les propositions d'Erwin Wurm dialoguent avec les caractères spécifiques à chacun des musées qui les accueillent : l'architecture de la Chapelle du Centre de la Vieille Charité, la peinture et la sculpture classique au musée des Beaux-Arts, la modernité surréaliste au musée Cantini...


On n'a rien inventé / Musée d'Histoire de Marseille
Du 15 juin au 24 novembre 2019


Dans le cadre de "Marseille-Provence 2019, année de la gastronomie en Provence", le Musée d’Histoire de Marseille - en partenariat avec le Musée de l'Arles Antique -  propose l'exposition "On n’a rien inventé !" qui met en valeur les producteurs et produits gastronomiques provençaux en les ancrant dans le passé antique.

Les produits du terroir, les acteurs du monde agricole et de la mer, ainsi que les restaurateurs qui font vivre le patrimoine culinaire provençal sont mis à l’honneur.






Quartier de la Cayolle / Musée d'Histoire de Marseille
Du 21septembre 2019 à juin 2020


Le musée d’Histoire de Marseille - en partenariat avec le CIQ Les Hauts de Mazargues-La Cayolle et le GIP MRU - propose une exposition-dossier évoquant l’histoire récente du quartier de la Cayolle et du camp du Grand Arénas, de 1944 à nos jours.

L'exposition aborde deux thématiques principales que l’on peut retrouver à l’échelle de la ville et même au-delà durant la période des Trente Glorieuses :

  • l’histoire des migrations avec l’arrivée de plusieurs communautés sur ce site (Indochinois, Juifs Tunisiens et Marocains avant leur départ pour l’Israël, immigrés maghrébins…)
  • l’évolution urbaine et de l’habitat à partir de 1945 (installations d’urgence, après 1945, de bâtiments en forme de demi-cylindres dus à Fernand Pouillon, bidonvilles, cités de relogement, puis mise en place de ZAC dans le cadre des politiques récentes de rénovation urbaine).


Par hasard / Centre de la Vieille Charité & Friche Belle-de-mai
Du 18 octobre 2019 au 23 février 2020

Cette exposition déroule une typologie chronologique du hasard comme processus créatif à travers les plus importants courants et artistes de la seconde moitié du XIXème siècle à nos jours : Victor Hugo, Edgar Degas, Marcel Duchamp, Man Ray, Max Ernst, Jackson Pollock, César, Niki de Saint Phalle, Jean Arp, Kurt Schwitters, Brassaï, Salvador Dalí, Óscar Dominguez, Jean Dubuffet, Jacques de la Villeglé, François Dufrêne, Arman, Yves Klein, Gerhard Richter, Ellsworth Kelly, François Morellet, Aurélie Nemours, Robert Filiou ...

Organisé de manière chronologique, le parcours du Centre de la Vieille Charité s'attache à faire émerger différentes techniques ainsi expérimentées par les artistes de 1850 à 1980 : monotypes de Degas, taches de Victor Hugo, stoppages étalon de Marcel Duchamp, papiers déchirés de Hans Arp, tableaux Merz de Kurt Schwitters, élevage de poussière et rayogrammes de Man Ray, cadavres exquis et dessins communiqués surréalistes, sculptures involontaires de Brassaï et Salvador Dalí, frottages de Max Ernst, décalcomanies d'Óscar Domínguez, dripping de Jackson Pollock, phénomènes de Jean Dubuffet, affiches lacérées de Jacques de la Villeglé et François Dufrêne, compressions de César, poubelles d'Arman, tableaux pièges de Daniel Spoerri, cosmogonies et anthropométries d'Yves Klein, tirs de Niki de Saint Phalle, jeux Fluxus, nuanciers de Gerhard Richter, spectres colorés d'Elsworth Kelly, lignes réparties au hasard de François Morellet, et nombres et hasard d'Aurélie Nemours.

Cette première partie de l’exposition s’achève dans la Chapelle de Pierre Puget avec la présentation de l’installation de Robert Filliou "Eins, Un, One…", composée de 16000 dés de couleur, posés sur la même face, en écho au poème de Stéphane Mallarmé, "Un coup de dés jamais n’abolira le hasard".

Le parcours se poursuit à la Friche la Belle de mai à travers des œuvres contemporaines de 1980 à nos jours provenant du MAC, du FRAC-PACA, du Fonds communal d'art contemporain de Marseille, du CIRVA, de collections particulières, de galeries ainsi que de productions d’œuvres inédites d’artistes travaillant à Marseille ou en résidence à la Friche la Belle de Mai. 

A qui le tour ? le jeu, toute une histoire… / Préau des Accoules
A partir du 09 octobre 2019
En parallèle à "Par hasard", le Préau des Accoules, musée des enfants, propose une histoire du jeu de l’Antiquité à nos jours, à travers les collections des musées de Marseille.

 

Man Ray et la mode / Musée Cantini
Du 08 novembre 2019 au 08 mars 2020

« Je voulais voir l’art à la mode » Man Ray

L’exposition propose un aspect méconnu du travail de Man Ray, artiste majeur qui renouvelle la photographie de mode alors strictement documentaire.
Il lui confère une dimension expérimentale, faite d’inventivité technique et d’une liberté de ton inédite, venue de l’art de la scène et de la vie culturelle.
Introduit auprès des artistes dadaïstes puis surréalistes, il devient très vite photographe pour Paul Poiret, Elsa Schiaparelli, Coco Chanel, travaillant également pour "Harper’s Bazaar" mais aussi "Vanity Fair" et "Vogue".
L’exposition permet d’aborder les va-et-vient permanents qui existent entre "l’art pour l’art" et les productions assujetties à une commande commerciale.
Cette rétrospective présente entre 160 et 180 tirages vintage de Man Ray, presque autant de revues ( Vogue, Harper’s Baazar, etc.) afin de mettre en lumière leur rôle dans la diffusion d’une nouvelle esthétique.

Man Ray et la mode : la mode au temps de Man Ray / Château Borely
Du 08 novembre 2019 au 08 mars 2020


Man Ray, photographe majeur associé au sujet de la mode participera à la visibilité renouvelée du Musée des Arts Décoratifs, de la Faïence et de la Mode au Château Borély.
Des pièces emblématiques des grandes maisons de couture, datant des années 1920 et 1930, issues des collections du musée mais également d'institutions publiques et privées, sont mises en résonance avec les photographies de l’artiste.
L’exposition se poursuit par une approche thématique dévoilant l’évolution de la coupe des vêtements, et évoquant la constitution d’une garde-robe féminine selon les heures du jour.
S’y ajoute une section consacrée aux principales figures qui ont animé la mode de l’entre-deux-guerres, avec une section tout particulièrement dédiée à Chanel vue par Man Ray. 
 

150 ANS DU PALAIS LONGCHAMP
En 2019, le Musée des Beaux-Arts fêtera ses 150 ans d'installation au sein du Palais Longchamp.
A cette occasion, certains trèsors issus des réserves seront restaurés et exposés.
Certains n'avaient pas été exposés depuis plus d'un demi-siècle.


Crédits visuels
- "Erwin Wurm" : Narrow house, sculpture at Pilanbe2015, Klödeval, Sueden © Erwin Wurm
- " Par hasard" : Sam Francis, Sans titre, 1971 / Marseille Musée Cantini C.71.1.16 © Ville de Marseille, Dist. RMN-Grand Palais / David Giancatarina,© ADAPG, Paris

- "Man Ray et la mode / photographe de mode" : © Man Ray, Peggy Gugghenheim dans une robe Poiret, 1924 / Tirage original- Collection Lucien Treillard  © Man Ray 2015 Trust / ADAGP, Paris 2019
- Autres visuels : D.R.

 

 



 

 

 

 

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