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Musée d'Art Contemporain [mac]

Présentation

 

Forte de presque huit cents œuvres, la collection du [MAC] s'appuie sur celle du musée Cantini qui fut scindée en deux lors de la création du [MAC] en 1994. Les Nouveaux Réalistes, qui s'étaient affirmés par leur déclaration commune le 27 octobre 1960, décidant de travailler avec les matériaux nouveaux que la modernité proposait ( affiches, objets de la société de consommation, nouvelles matières : plastiques, néons...) furent choisis pour la rupture que leurs propositions apportaient. Sur cette rupture s'élabora la césure dans les collections marseillaises donnant naissance à celle du [MAC].

La collection du [MAC] rend compte ainsi de l'essentiel de la production de la seconde moitié du XXème siècle et du début du XXIème. Elle est constituée d'œuvres d'une grande qualité qu'il s'agisse de celles des Nouveaux Réalistes, de Support Surface, de l'Arte Povera, du Land Art ou encore du mouvement Fluxus. La Figuration Narrative est pour sa part représentée par un ensemble de peintures remarquables alors que plusieurs installations (en sculpture, photo et vidéo) révèlent l'originalité de l'art de la performance et de l'art corporel.

Dans le jardin attenant au musée plusieurs œuvres de Jean-Michel Alberola, Julien Blaine, César, Erik Dietman et Fabrice Gygi complètent la présentation.


HIP HOP : un âge d'or 1970-1995...
13 mai 2017 – 14 janvier 2018

 

La culture Hip Hop ouvre les portes du musée d'Art contemporain à ceux qui aux États-Unis, en Europe et à Marseille incarnent un phénomène planétaire. Depuis les premières block parties du Bronx jusqu'à l'âge d'or marseillais retrouvez la fièvre qui s'est emparée du monde en trois temps et quatre mouvements : DJing, MCing, Graffiti & Bboying.


La formidable énergie et l'inventivité des DJ, des maîtres de cérémonie, des graffeurs et writters, des break dancers et de leurs crews ont pris la rue, les clubs et la jeunesse du monde.
Émergeant dans le quartier du Bronx, qui connaît les pires conditions économiques, une jeunesse qui rêve d'exister invente de nouvelles formes de survie, de faire la fête, de danser, de marquer l'espace urbain, de défier l'establishment par la parole et le geste. En presque dix ans, de 1970 à 1981, elle s'impose comme la nouvelle culture populaire et conquiert New York de quartier en quartier, de métros en trains, de fêtes clandestines en night-clubs, d'expositions improvisées dans les lieux les plus cheap jusqu'aux galeries d'art branchées de downtown.


Au début des années 1980, l'expansion de la culture Hip Hop prend une nouvelle dimension.
Elle se répand simultanément des deux côtés de l'Atlantique grâce aux radios et aux premières émissions qui lui sont consacrées à la télévision. C'est le début des années Reagan aux U.S.A. et des années Mitterrand en France. De 80 à 85, le Hip Hop devient un phénomène mondial, une culture qui ouvre les portes, même si paradoxalement, elle commence à voir les siennes se refermer en Amérique. La politisation et la résistance initiales cèdent sous les coups du marketing. Les labels signent les groupes transformant les MC's en stars et les majors hollywoodiennes se décident à exploiter le nouveau filon inspirées par le succès considérable de Flashdance en 1983 et sa fameuse scène de breakdance.


La seconde moitié des années 80 est cruelle pour ceux que la reconnaissance oublie, le mode de l'art n'a d'attention que pour Jean-Michel Basquiat, Keith Haring ou Kenny Scharf. Les rappeurs sont devenus des idoles qui ont effacé les DJs et les MCs. En Europe, les groupes émergent et les premiers à disposer des matériels et à accepter d'être signés par les labels émergents vont connaître un succès considérable. C'est le moment de l'âge d'or marseillais qui secoue la ville dans les années 90 et fait de la scène artistique marseillaise l'une des plus inventives, connectée aux States et rayonnante jusqu'au tournant du siècle.

La scénographie de l'exposition favorise les croisements entre toutes les disciplines qui ont été fécondées par ce mouvement : la musique, la danse, la mode, le cinéma, l'écriture, le graffiti, le tag, la photographie.


L'exposition est conçue avec le MuCEM, qui met à disposition les plus belles pièces de sa collection, et s'inscrit dans la dynamique des projets de la Capitale européenne du sport à Marseille.
Elle est présentée en même temps que le nouvel accrochage des collections qui met l'accent sur les oeuvres de la collection et quelques prêts institutionnels et privés importants qui révèlent combien les valeurs du sport (le jeu, la compétition, l'effort, l'entraînement, les règles, le fair-play) ont pu inspirer les artistes. En d'autres termes, et comme a pu l'écrire Giraudoux « Le sport est l'art par lequel l'homme se libère de soi-même ».

Télécharger le dossier pédagogique

Photo ©  Martha Cooper


IT'S MORE FUN TO COMPETE
13 mai – 14 janvier 2018

 

Collection du [mac] et ses invités
Présentation d’œuvres remarquables issues de la Collection, dans une scénographie où les œuvres rivalisent d'intérêt : Avec Vito Acconci, Carlos Amorales, Valérie Belin, Roderick Buchanan, Chris Burden, César, Boris Chouvellon, Stephan Dean, Wim Delvoye, Malachi Farrel, Richard Fauguet, Jefs Geys, Fabrice Gygi, Raymond Hains, Duane Hanson, Keith Haring, Satch Hoyt, Ann Veronica Janssens, Bernard Joisten, Pierre Joseph, Bertrand Lavier, Gilles Mahé, Gordon Matta-Clark, Gianni Motti, Dennis Oppenheim, Gabriel Orozco, Laurent Perbos, Claude Queyrel, Pascal Rivet, Lionel Scoccimaro, Alain Séchas, Salla Tikka, Jean Tinguely, Vladimir Velickovic, Raphael Zarka...


Une collection exceptionnelle

 

Le Musée d'Art Contemporain [MAC] de Marseille s'est doté au fil du temps d'une collection d'œuvres contemporaines riche et variée. Sa collection est présentée dans plusieurs salles et offre un large panorama de l'Art contemporain. La présentation actuelle met l'accent sur les artistes du Nouveau Réalisme, de Supports-Surfaces, du Body art et du Land art en même temps qu'elle permet de redécouvrir la peinture des années 80 en France. Cette sélection de peintures est enrichie de quelques prêts remarquables provenant des collections du Fonds régional d'art contemporain Provence-Alpes-Côte d'Azur, du MAMAC de Nice et du Musée d'Art de Toulon. Elle permet d'apprécier les tendances de cette époque alors que se croisaient en peinture des œuvres purement matiéristes, d'autres faisant référence aux graffitis, d'autres encore à l'histoire de la peinture ou à la mythologie, avec les œuvres d'Alberola, Autard, Blais, Garouste, Gasiorowski, Klasen, Klossowski, Monory, Sicilia, Tatah, Thupinier, Traquandi confrontées à celles de Basquiat, Brown, Halley, Barry ou Fetting.

 

Collection d'œuvres contemporaines locales, mais également des œuvres internationales majeures.

Les ensembles décrits s'articulent autour d'oeuvres d'artistes majeurs, ainsi pour les Nouveaux-Réalistes : Arman, César, Klein, Niki de Saint Phalle, Spoerri, Tinguely, pour Supports-Surfaces : Bouliès, Buraglio, Cane, Dezeuze, Grand, Pagès, Valensi et Viallat et pour les Américains : Burden, Christo, Halley, Matta-Clark, Nauman, Oppenheim, Rauschenberg, Smithson, Wegman. Le musée met en même temps en valeur des installations de Goldin, Messager et Pane parmi d'autres.

En matière d'art contemporain, la richesse de la collection du [MAC] signe son importance sur la scène artistique. Une importance internationalement reconnue. ­

 

Illustration :  Nicola Uriburu - Les Dauphins 1969
Huile sur toile - Don en 1976
DR

Chef d'­établissement : Thierry Ollat

 


Adresse

69, avenue de Haïfa
13008 Marseille

Téléphone

04 91 25 01 07
­

► Horaires

> Horaire d'hiver (de mi-septembre à mi-mai) : 10h à 18h
* Les dates exactes de passage d'un horaire à l'autre seront communiquées chaque année en fonction du calendrier

> fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte
> fermeture les jours férié­s suivants :
1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 2­5 et 26 décembre ­

► Tarifs
>> Pass Musées

> 45 euros / 35 euros tarif réduit
> individuel et nominatif
> validité : 1 an
> accès gratuit et illimité aux collections permanentes et expositions temporaires, tous musées, de catégorie 1, 2 et 3, ainsi que l'accès au Jardin Botanique du Parc Borély et au MuCEM.

> En savoir plus (pdf)

>>Collections permanentes : 9 euros / tarif réduit 5 euros (tarifs à compter du 13 juin)

>>L'accès aux musées est gratuit le 1er dimanche du mois

>Gratuité moins de 18 ans, tarifs réduits ... En savoir plus 

Juillet et août
- visites familles : vendredi, samedi et dimanche à 14h
- visites publiques : vendredi, samedi et dimanche à 15h30

Livret jeune public (pdf)
 

► Voir les informations communes aux Musées

Téléchargez le dépliant : Les musées de Marseille en parcours (pdf)

Téléchargez le dépliant : Brochure des collections (pdf)
 

► Accès

Depuis le rond-point du Prado, direction Bonneveine
Métro Rond-Point du Prado + bus n°23 ou 45, arrêt Haïfa-Marie-Louise
Vélo borne : 8093

► Services :

Le [MAC] dispose d'un restaurant et d'un service d'accueil des publics. Il organise régulièrement des projections, des conférences sur l'architecture et le cinéma ainsi que diverses performances de poésie, de musique et de danse.

► Centre de documentation :

Le [MAC] possède un centre de documentation exceptionnel sur l’art contemporain qui provient de la donation faite par les fils d'Ernst Goldschmidt. Celui-ci (1906-1992), éditeur et historien d'art belge, fut mécène de la bibliothèque de l'Institut des hautes études en arts plastiques fondé à Paris par Ponthus Hulten (1926-2006). Il dirigea le Centre Georges Pompidou et initia un cycle d'expositions innovantes qui firent date sur la question des rapports internationaux : Paris-New York (1977), Paris-Berlin (1978) Paris-Moscou (1979) et­ Paris-Paris (1981). Les deux bibliothèques, celle de l'Institut et celle d'Ernst Goldschmidt furent par la suite réunies.
Depuis le fonds s'enrichit régulièrement de nouveaux catalogues d’exposition publiés dans le monde entier qui sont offerts par les différentes institutions et galeries pour être référencées trimestriellement dans une publication gratuite intitulée Catalogus et diffusée à tous les donateurs. Le fonds rassemble aujourd'hui 60 000 documents et compte également des essais et des revues. L'ensemble est référencé et numérisé et ces données sont accessibles via le site de la BMVR (Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale). ­ ­­

Les documents sont consultables sur place (20 personnes maximum)

Le centre de documentation est ouvert du mardi au vendredi de 11h à 17h *
* Sur réservation pour les mois de juillet et août

 

► Catalogues :­ Bulletin bibliographique trimestriel, édité par le centre de documentation Ernst Goldschmidt du [MAC].­ Il rend compte du millier de parutions qui enrichis­sent en moyenne le fonds ­chaque année et donne un la­rge aperçu des publications artistiques internationales.
 
Conférence de François Chastanet sur l’écriture Cholo à Los Angeles.

Vendredi 13 octobre 2017 à 19h dans la salle du ciné[mac].
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

L'écriture Cholo, originellement les lettres manuscrites des gangs mexicains de Los Angeles, est la forme de graffiti la plus ancienne du 20e siècle, bien avant l'apparition des tags et des pièces à la fin des années 1960 à Philadelphie puis New York. Les «placas» (plaques) sont des noms, à la fois inscriptions prestigieuses des frontières territoriales invisibles et gages de loyauté envers un quartier spécifique. Ces écritures murales apparaissent dès la fin des années 1930 / début des années 1940 et sont spécifiquement marquées par l’esthétique de la lettre gothique européenne, une pratique typique de l’espace public mexicain. L’écriture Cholo s’est par la suite répandue hors des limites communautaires géographiques et culturelles initiales. Elle représente aujourd’hui l’identité de Los Angeles au sens large et a eu une influence majeure sur les expressions visuelles de la culture populaire californienne et globale, y compris les mouvements lowrider, surf, skate et hip-hop. La présentation se basera sur double un corpus photographique issu des rues de la mégalopole californienne (années 1970 / années 2000) ainsi que sur de nombreux documents visuels issus de la culture populaire comme des pochettes de disques, affiches et publicités afin de tenter de replacer ce phénomène dans l’histoire des formes calligraphiques.

François Chastanet (architecte, designer graphique & photographe) a publié de nombreux articles et ouvrages sur les pratiques de lettrage dans l’espace urbain mondialisé et notamment «Cholo Writing: Latino gang graffiti in Los Angeles» en 2009. Il intervient dans le cadre de la proposition de Claude Queyrel «We Wall Write» qui présente un panorama d’œuvres et documents réunis autour des rapports entre skateboarding et graffiti.

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