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La Revue Marseille : à la découverte du monde du silence.

20 octobre 2017

­Depuis sa fondation par des marins phocéens, l’histoire de Marseille est indissociable de la mer. Ces liens concernent tour à tour le négoce maritime, la pêche, la navigation, les loisirs et les multiples activités nautiques et sportives.

Au-delà de la surface, il est pourtant un monde méconnu, extrêmement attractif, dans lequel ce nouveau numéro de la revue Marseille a décidé de vous entraîner.

Berceau de la plongée, Marseille recèle parmi les plus beaux sites de Méditerranée avec des fonds marins exceptionnels, peuplés d’une faune et d’une flore excessivement riches qui se trouvent confortées par un ambitieux programme d’immersion de récifs artificiels et la protection du milieu garantie par le Parc national des calanques.

Le monde du silence est aussi peuplé d’épaves mystérieuses, extrêmement nombreuses dans la rade de Marseille, qui font le bonheur des archéologues sous-marins.
Il constitue également un terrain d’expérience précieux pour les scientifiques et les entreprises telles que la COMEX qui a su s’imposer parmi les leaders mondiaux des travaux sous-marins, ou encore pour les opérateurs du numérique dont les câbles sous-marins font de Marseille le hub de l’Europe du sud.

Portée par une nouvelle maquette, plus aérée, plus dynamique et qui accorde une part de choix à de somptueuses illustrations, la revue Marseille vous invite à la découverte du monde sous-marin.



EDITORIAL

 

C’est presque un lieu commun, Marseille est née de la mer, de l’audace de quelques marins phocéens qui vinrent établir un premier comptoir sur les rives du Lacydon, au VIe siècle avant notre ère.
De Protis à Pythéas et Euthymène qui repoussèrent les frontières du monde connu, ces grands navigateurs ont posé les bases d’une ville monde fondée sur le négoce, la circulation des connaissances et l’enrichissement des cultures... déjà les prémices de l’ouverture internationale que nous amplifions depuis deux décennies.
Vingt-sept siècles après sa création, Marseille a fédéré autour d’elle un territoire fort d’1,8 million d’habitants pour construire une métropole parmi les plus influentes de l’Europe du sud. Un territoire dont le développement économique et l’attractivité sont bien souvent liés à la mer, du portuaire au numérique en passant par le tourisme et l’organisation de grands évènements.


Tandis que notre cité se réinvente autour de la façade littorale d’Euroméditerranée qui réconcilie ville et port, l’aménagement de la Marina olympique du Roucas Blanc se dessine pour accueillir les épreuves de voile des JO 2024.
Sous la mer aussi, Marseille se révèle extrêmement attractive. Berceau de la plongée, elle compte parmi les plus beaux sites de Méditerranée, avec des fonds marins exceptionnels, peuplés d’épaves mystérieuses dont les archéologues nous dévoilent peu à peu les secrets, d’une faune et d’une flore aujourd’hui préservées, au sein notamment du Parc national des calanques ou grâce à l’immersion des récifs artificiels.
Le monde du silence est aussi un formidable terrain d’expérience pour les scientifiques, les entrepreneurs comme Henri-Germain Delauze qui a fait de la COMEX un leader mondial dans le domaine des travaux sous-marins ou encore les câbles qui nous relient aux cinq continents, faisant de Marseille un hub mondial des réseaux numériques.


Le nouveau numéro de la revue Marseille vous invite à découvrir ces multiples facettes.


Ce numéro marque l’ouverture d’un nouveau cycle pour cette remarquable publication qui met en valeur le patrimoine, l’histoire et les talents marseillais qui oeuvrent dans les domaines des arts, de la médecine, de la recherche ou de l’industrie.
Le propre d’une publication est de se réinventer, de se remettre en question régulièrement, de s’adapter aux codes de la communication qui évoluent, au temps et aux technologies qui s’accélèrent. C’est précisément ce que la revue Marseille vous propose à travers cette nouvelle formule.
Elle évolue ainsi pour être plus lisible, plus claire, plus agréable à feuilleter et toujours mieux illustrée, sans nuire à la qualité de ses contributions, à la rigueur intellectuelle de ses analyses.
Longue vie à la revue Marseille, une octogénaire plus pimpante que jamais !

[Jean-Claude  GAUDIN ]

Depuis ses lointaines origines phocéennes, Marseille n’a cessé de s’intéresser à l’exploitation des littoraux sous-marins. Sans remonter aux périodes de l’Antiquité où des marins et pêcheurs devaient plonger en apnée pour ramasser des coquillages, du corail rouge, libérer une ancre, récupérer un objet tombé à la mer… avec la crainte de croiser Poséidon ou la Gorgone, il fallut attendre des siècles avant de découvrir dans la rade des "machines à plonger".

La Chambre de Commerce de Marseille fit tester à l’automne 1764 l’invention du dénommé Louis Dalmas destinée à « faciliter les opérations des plongeurs dans tous les cas où l’on est forcé de les employer ». Il s’agissait d’un « fourreau de cuir » se terminant par « une espèce de pyramide formée par une charpente de menuiserie », avec des « fenêtres vitrées ». L’intrépide chercheur (le mot scaphandrier n’avait pas encore été forgé) se devait de respirer l’air contenu dans son couvre-chef...
Les essais ayant réussi, l’assemblée des négociants s’en ouvrit au duc de Choiseul, qui en informa Louis XV. Le roi ordonna d’accorder une gratification extraordinaire de 150 livres tournois à Dalmas, prélevée sur la caisse de la Chambre de Commerce, et de lui payer la même somme toutes les années s’il voulait fixer sa résidence à Marseille.
Louis Dalmas décédé prématurément le 19 novembre 1764, la machine, d’un usage facile « pour l’utilité du commerce en cas de naufrage » écrivit-on, fut achetée sans tarder à sa veuve au prix de 450 livres.

Survivre en immersion

Ces intrusions dans un milieu hostile avaient été précédées par l’expédition de John Lethbridge menée à Marseille trente ans plus tôt pour récupérer une partie de la cargaison du vaisseau La Victoire disparu en octobre 1733 à l’entrée du port. Ce n’était pas les noyés de l’équipage, les balles de laine d’Espagne et les caissons de cochenille du Mexique qui avaient attiré le Britannique en Provence, mais bien l’attrait du métal argent sous la forme de piastres. Lethbridge avait conçu un tonneau étanche en lattes de bois cerclées de fer, lesté de plomb. Couché sur le ventre, les bras dans deux manchons en cuir fermés à l’aide de lacets pour assurer l’étanchéité, un hublot de verre rond pour découvrir l'extérieur, une corbeille suspendue destinée à recueillir les pièces trouvées, il fouillait dans le sable, à une dizaine de mètres de profondeur par temps calme.

Un succès qui en appela d’autres

Il ne disposait que de l’air renfermé dans sa « machine », renouvelé lors des remontées en surface qu’il demandait en tirant une corde reliée à une clochette ; il arrivait ainsi à travailler trois à quatre heures d’affilée, et quelquefois plus longtemps sans sortir du tonneau.
On imagine sa fatigue, la condensation sur le hublot, l’air confiné dans un espace aussi restreint renouvelé à l’aide d’un soufflet… Une laborieuse opération de récupération qui s’étala sur plus d’une année, mais un succès à n’en pas douter que Lethbridge devait réitérer en d’autres zones maritimes.
(…/…) à suivre...



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