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Rendez-vous sur le Vieux-Port avec la Foire aux santons et le Marché de Noël !

Rendez-vous traditionnel et populaire de cette fin d'année, la Foire aux santons et le Marché de Noël ouvrent leurs chalets du samedi 19 novembre au samedi 31 décembre 2022 inclus (ouverture au public de 10h à 19h tous les jours, avec des nocturnes, jusqu’à 20h, les vendredis et samedis en novembre et jusqu’à 21h, les vendredis et samedis en décembre)..
 

Le Marché de Noël

Le Marché de Noël présente plus d'une soixantaine d’artisans et de créateurs. Les visiteurs peuvent découvrir des savons, des bijoux, des biscuits, des décorations et céramiques, des peintures, des bougies et multiples jouets et gourmandises. 
Retrouvez également le chalet du Père-Noël pour la traditionnelle photo et l’atelier maquillage.
Un nouvel espace « fooding » avec mange-debout vous attend au centre du marché ! 
Déambulez et faites le plein de cadeaux et de souvenirs dans une ambiance festive, conviviale et sécurisée.  
 

Le chalet des associations

La Ville de Marseille s’engage pour ses associations et met à leur disposition un espace d’information.
Venez vous renseigner sur la diversité associative de votre ville et découvrez toutes les activités proposées.

Jusqu’au samedi 31 décembre - De 10h à 19 h du lundi au vendredi - Marché de Noël – Quai de la Fraternité (2e)
 

La collecte de jouets

La hotte du Père-Noël vous attend pour y déposer des jouets neufs ou d’occasion en bon état qui seront redistribués par des associations caritatives.
 

La boîte aux lettres du Père Noël

Chaque enfant peut y déposer sa lettre manuscrite, avec photos, découpage, collage, dessins !
 

La Foire aux santons : une tradition ancestrale... et marseillaise

La 220e édition de la Foire aux santons vous fait découvrir son lot de nouveautés ou encore le petit plus pour compléter votre crèche auprès des santonniers passionnés.

La première crèche connue en France date de 1775 et nous vient... de Marseille ! Constituée de petits mannequins articulés, vêtus de costumes provençaux, elle est précieusement conservée au sein du Musée du Vieux Marseille.

Mélange de profane et de religieux, les personnages de la crèche sont les "santoun", "petits saints" en provençal. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, on ne parle pas de "santons" mais de "figures". Ces dernières sont des pièces uniques qui nécessitent beaucoup de travail et d'habileté. Leur prix est donc élevé et peu sont les Marseillais à pouvoir en posséder une à demeure. 

C'est le Marseillais Jean-Louis Lagnel (1764-1822) qui démocratisa les crèches provençales en industrialisant la technique du moule en 1798. Le succès fut immédiat : " les santons à un sou" investissent, à partir de cette date, les foyers des Marseillais, devenant ainsi des santons traditionnels. Aujourd'hui, la technique de fabrication des santons reste à peu près la même qu'en 1798 : argile cuite au soleil ou au four, peinte à la gouache ou à la détrempe. Pour fabriquer ses personnages, Jean-Louis Lagnel s'inspire du quotidien du petit peuple de Marseille, de ses traditions et de ses métiers : le meunier, le pêcheur, le rémouleur…

En tant que représentation de la vie provençale ou marseillaise, les santons évoluent avec le temps. On peut désormais trouver des santons rejouant la partie de cartes de Marcel Pagnol ou bien à l’effigie de Fernandel ou, plus récemment, du professeur Didier Raoult.
 

220 ans d'histoire

La Foire aux santons a traversé les siècles et résisté à de nombreux fléaux. Elle se tint même pendant les guerres. Tout commença en 1803 au cours Saint-Louis où trois marchandes installèrent sur des tables volantes, leurs figurines et leurs santons. À partir de cette date, qui marque le début d'une longue tradition marseillaise avec la tenue de la première Foire aux santons, notre ville se convertit en une véritable capitale santonnière.

Toujours située en coeur de ville, la Foire aux santons a cependant été déplacée à de nombreuses reprises. Dès 1807, on compte 23 candidates, invitées [...] "à se placer à l'ouest du cours, à la suite des femmes qui y sont déjà pour y vendre comme elles, des objets de crèches" [...]. En 1853, compte tenu de son importance, elle est déplacée boulevard de Muy. En 1856, on y vend de quoi faire la crèche, le décor, les santons, ou des crèches complètes. En 1859, les "baraques" succèdent aux tables, sortes de petits théâtres en gradins à étages où l'on dispose les santons multicolores. 1882, c'est la migration vers les allées des Capucins (Léon-Gambetta) et, en 1886, aux allées de Meilhan.

La Foire aux santons, installée ensuite sur la Place Charles-de-Gaulle, a investi, en 2020, encore un nouveau lieu : le quai du Port.
 

Les santons : témoins d'un quotidien marseillais et provençal

  • Le joueur de tambourin (lou tambourinaïre) avec son galoubet et son tambourin (orant)
  • Le ravi (lou ravi) : un innocent au sens de joie, de ravissement et de partage de sa joie, c’est tout ce qu’il a à offrir. Représenté debout ou bien seulement moulé en buste, vêtu de vêtements rapiécés, les deux bras levés vers le ciel (exprimant la surprise et l’allégresse).
  • Les vieux (li Viéi) : ils marchent de concert vers la crèche, se tenant par le bras, rivés l’un à l’autre. Ils sont endimanchés et apportent leur offrande dans un panier d’osier.
  • Le meunier (lou mounié) : descend de la colline, derrière lui est son moulin. Vêtu de blanc, bonnet compris, la large taillole rouge de tradition entoure sa taille. Il porte en offrande un sac de farine. Parfois, il est juché sur un âne, le sac posé en travers de sa monture. Appelé Barnabeu dans la pastorale Maurel.
  • Les bergers (li pastoun ou bergie ) : il existe quatre bergers, ce sont des offrants.
  • Sauvaire : le baïle, le chef. Il offre l’agneau de l’année. Vêtu d’une ample cape brune, chapeau de feutre à la main. Giget est debout, suivi de son chien, il porte un agneau tardif, une musette, son chapeau est rejeté en arrière, un foulard de couleur est noué à son cou. Nourat tient un gros mouton et un parapluie. Le dernier et le plus jeune, vêtu de sa houppelande de drap marron joue de la flûte.
  • Le rémouleur (l’amoulaire) : l’aiguiseur de couteaux et outils tranchants, allant de village en village proposer ses services. Il arbore un large feutre noir et un tablier de cuir.
  • Le pêcheur (lou pescaire) : témoin de la pêche de rivière. Bonnet rouge sur la tête, debout, la canne tendue devant lui. En bandoulière, il porte le panier pour mettre ses prises, et sa musette contennat son casse-croûte et ses appâts. On le place sur le pont enjambant le torrent ou la berge.
  • Le pêcheur de bord de mer est lou pescadou : il porte aussi un bonnet rouge incliné, il est vêtu de bleu et sa vareuse s’ouvre sur un tricot rayé.Il porte un panier d'osier (le banston) plein de poissons et un filet à l’épaule.
  • Le chasseur (lou cassaire) : il porte son fusil, la crosse en bas. Un carnier plein de gibier pend à son côté, il est vêtu d’une veste et d’un pantalon de drap solides avec des guêtres pour courir la garrigue.
  • La fileuse (la filarello) : vêtue d’un ample chapeau de paille, tient à la main le fuseau enrobé de laine.
  • Le bûcheron (lou bouscatié) : en bras de chemise, la serpe glissée dans son centuron de cuir, ploie sous le lourd chargement de bois. Il arrive de la forêt.
  • La lavandière (la bugadiero) : cette humble femme du village est représentée agenouillée ou debout avec les attributs de son travail : battoir, panier à linge. Elle est vêtue simplement, avec un gros tablier et un bonnet retient ses cheveux.
  • La poissonnière (la peissouniero) : femme haute en couleurs, mains sur les hanches, elle porte un ou deux panier plein de poissons.

 

Galerie photos

© crédit photos
- Photo 1 : La première crèche - Crèche Valentine - Valentini Henri - Coll. Musée du Vieux Marseille, 1946
- Photo 2 : Émile Layne (1871 - avant 1945), les allées de Meilhan sous la neige (AMM, 35 Fi 259) - Archives de Marseille
- Photo 3 : Gustave Ouvière (1862-1943), les allées de Meilhan sous la neige, [vers 1900], (AMM, 105 Fi 44
) - Archives de Marseille